Pouvons-nous vivre sur la Lune? Conditions extrêmes et limites de la vie
La question de la possibilité de survie des blatte sur la Lune touche aux problèmes fondamentaux de la biologie spatiale et de la biologie extrême. Malgré la réputation de ces arthropodes comme des créatures incroyablement résistantes, l'environnement lunaire représente une combinaison de facteurs, chacun d'eux étant mortel pour toute forme de vie connue. L'analyse des conditions sur le satellite de la Terre et des limites physiologiques des blatte permet de donner une réponse négative sans équivoque, mais cette question ouvre des perspectives scientifiques intéressantes en soi.
Physiologie des blatte et limites de leur survie
Les blatte, en particulier le blatte roux ou le blatte américain, montrent une résistance phénoménale à une série de conditions défavorables. Ils peuvent tolérer des doses de radiation significativement supérieures à la dose létale pour l'homme, survivre sans nourriture pendant plusieurs semaines et se rétablir après un court séjour dans l'eau. Leur résilience est due à un cycle cellulaire lent, un système de réparation de l'ADN efficace et à la capacité d'entrer dans un état d'anabiose lors de la détérioration des conditions. Cependant, ces adaptations fonctionnent dans le cadre de la biosphère terrestre. La dépendance critique pour la blatte, comme pour tout autre organisme, est l'existence d'une atmosphère. Le système respiratoire des blatte, composé de trachées, nécessite la présence d'oxygène gazeux pour permettre la respiration.
Le vide atmosphérique et le régime thermique de la Lune
La Lune est pratiquement dépourvue d'atmosphère. La pression atmosphérique à sa surface est d'environ 10^{-12} torr, ce qui est une condition de vide profond. Avec une telle pression, les liquides commencent à bouillir à température ambiante en raison de l'absence de pression externe. La hémolimfe (analogue du sang chez les arthropodes) dans le corps de la blatte bout instantanément, ce ...
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